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Traumatismes Psychologiques & Vieillissements

7-8 et 9 avril 2016 - au Palais des Congrès de Pontivy (56)




Programme




 



Les traumatismes psychologiques sont sous-estimés, voire ignorés, chez les personnes âgées.




- soit ils sont induits par un événement grave et imprévu qui met les personnes en état d’impuissance et en danger de mort imminente, (ils peuvent surgir tardivement après des dizaines d’années « d’incubation » à l’occasion d’un incident de rappel).




- soit ils se développent à l’issue d’adversités chroniques : des événements répétitifs, des violences récidivantes, des humiliations récurrentes.




Les traumatismes psychologiques (ou « psychotraumatismes ») peuvent affecter les acteurs, les victimes aussi bien que les témoins. Les symptômes des psychotraumatismes sont souvent méconnus, parfois confondus avec d’autres troubles, en particulier des troubles psychiatriques. Ces traumatismes affectent non seulement les personnes âgées, mais aussi l’entourage : les familles, les services de soins à domicile, les sapeurs-pompiers, les équipes de SMUR, les gendarmes, les élus, etc. Mal repérés et peu traités à ce jour, leur coût humain en souffrances et leur coût économique, pourtant considérables, ne sont pas évalués à leur juste mesure. Il serait pourtant possible de mieux les identifier et de les réduire si l’on utilisait systématiquement, dès aujourd’hui, ce que les spécialistes du psychotraumatisme connaissent et savent faire, notamment en matière de résilience assistée.




Diffusées par des personnalités parfois très connues du grand public, des notions telles que la « résilience », le « trauma », le « traumatisme », le « psychotraumatisme », l’« état de stress post-traumatique », le « débriefing », la « Cellule d’Urgence Médico-Psychologique (CUMP) » se sont répandues dans le public et, dans une moindre mesure, d’autres notions telles que la « résilience assistée », le « déchoquage » ou le « défusing ». Mais elles demeurent souvent floues, approximatives. Pourtant, des dispositifs de prise en charge existent, systématisés par l’expérience de professionnels spécialisés ; ils apportent des réponses à la souffrance des victimes et des impliqués.




Alors, comment en faire usage ?




Comment adapter des savoir-faire qui ne risquent pas de nouvelles mises en danger ?




Comment les transférer dans les interventions auprès des personnes âgées ?




Il est urgent de faire le point, de rassembler les porteurs de connaissances, les acteurs et les décideurs, les élus responsables de Région, les représentants des Agences Régionales de Santé. Les expériences déjà entreprises, les dispositifs déjà opérationnels méritent d’être repérés et analysés, afin d’envisager leur diffusion et leur application. Ceci aux différents temps du parcours de la victime : intervention des secours, urgences médico-psychologiques, traitements psychologiques.




Il s’agit aussi de renforcer les démarches de prévention, dont la prévention du suicide, particulièrement fréquent dans la population âgée. L’usage volontariste de la téléphonie sociale, par exemple, peut diviser par quatre le taux de tentatives de suicide chez les personnes âgées isolées.




Comment sensibiliser et former les professionnels du secours, de la santé, des services à la personne, des centres médico-psychologiques, à identifier et à orienter les personnes vulnérabilisées vers des services adaptés de victimologie ? Comment développer ces derniers ou intégrer des professionnels qualifiés dans les services déjà existants ?




Toutes ces questions, ces dispositifs vont être présentés et analysés lors du congrès « Traumatismes Psychologiques & Vieillissements – du psychotraumatisme à la résilience assistée », organisé par l’association Psychologie & Vieillissement, à Pontivy (56) les 7, 8, 9 avril 2016. Cela donnera ensuite lieu à publication d’orientations prioritaires en termes de santé publique.